Clore la célébration des « 50 ans d'indépendance de l'Algérie » par un geste vulgaire, bras d'honneur contre une demande de repentance(1) à la France pour les crimes qu'elle a commis pendant la guerre d'Algérie, voilà qui témoigne de l'inépuisable rancœur des nostalgiques de l'Algérie française, ces amoureux de leur haine,
haine rancunière à souhait, jamais éteinte, nauséabonde, aussi incurable que la bêtise (2).
Nous connaissons cette France rance, pas celle du citoyen français lambda qui, ça et là, s'égare en exprimant une xénophobie, certes condamnable, mais parfois de circonstance, et dont on ne désespère pas d'en venir à bout par l'argument, xénophobie que rachète heureusement tous ces Justes qui se battent quotidiennement pour la défense des immigrés et des étrangers. Non, nous parlons de ces xénophobes bien pensants qui siègent à l'Assemblée nationale française, dont les carrières se sont construites et continuent de l'être dans la vente du Copywright « Algérie Française »,
tous les enfants de Salan, les Le Pen et Longuet, ces éconduits que répugne l'Algérie et qui les répugne aussi, toujours prêts à dégainer leurs vieillots pétards sur elle.
Le geste de Gérard Longuet, paradoxalement, ne nous atteint pas outre mesure. Mieux, il nous conforte dans l'idée que l'Algérien a fait par cette guerre œuvre d'assainissement (3). Il ne nous déplaît pas de voir ce député se contorsionner de douleur à l'invocation de l'Algérie, la bouche ne se départissant jamais d'un rictus qui dit la vengeance inassouvie.
Il est des mémoires qui ne se débarrassent pas de leurs hémorroïdes.
Mr Gérard Longuet, à notre tour de vous dire : Chahh !
Achour Ouamara (avril 2003)
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