par Achour Wamara
Le "dos à dos" a bon dos.
Il est de bon ton aujourd'hui de renvoyer dos à dos la victime et son bourreau, notamment dans les situations de conflits. Les torts seraient partagés par les belligérants, victime comme son bourreau. Le subterfuge consiste à embuer la vision sur les torts du bourreau en mettant en exergue ceux de la victime, quand bien même la victime se défendrait avec des fléchettes contre un bourreau bombardier. Des cas comme ça il y en a des tas. J'en prendrai un qui n'est pas des moindres, car il représente aujourd'hui le parangon de cette fausse symétrie : le conflit israélo-palestinien et sa toute dernière guerre à Gaza qui a révélé et réveillé la crasse dormante, le moisi tapi sous la soie. La bien-pensance, gauche tiède comprise, s'empresse comme dans un TOC de mettre à l'index la victime à chaque fois qu'elle écorche le bourreau, il faut équilibrer, n'est-ce pas, point d'asymétrie, c'est kif-kif David et Goliath. Mêmes dos, mêmes largeurs des omoplates.
Le "dos à dos" a bon dos.
A. Wamara
2025