par A. Wamara
27 juillet 2023
En tamazight (berbère) "thamourth" désigne "le pays" au sens du terroir qui nous a vus naître. Et si dans ce terme se love
le mot "amour", rien qui soit fortuit là-dedans (je ne crois pas au hasard que je laisse aux probabilistes). Outre que les langues s'interpénètrent par leur contact, elles peuvent aussi s'accoupler dans le secret qui échappe à la compréhension du linguiste (je suis prêt à défendre cette théorie devant le plus savant des étymologistes
Ces batifolages coquins entre les langues nous font des clins d'oeil qui nous invitent à en tirer à l'envi des jeux de mots alambiqués pour le plaisir de dire tout et n'importe quoi avec tout de même, en arrière-fond, un soupçon de sérieux. C'est ce que je fais ici et qui m'autorise à dire qu'il faut accepter sans s'outrer que l'amour du terroir prime sur celui du territoire (national). Le premier relève de la passion amoureuse, le second d'un mariage de circonstance, pour ne pas dire arrangé. Quand le premier s'exprime dans la transe, le second n'en finit pas de codifier sa danse. Le premier est né en même temps que le temps, le second exhibe un acte de naissance. Le premier est bon matriote, le second est l'obligé patriote.
Le langage du premier relève de l'émotion, celui du second d'une constitution.
Quiconque devrait donc comprendre qu'un berceau berce mieux qu'un chalutier brinquebalant, à moins d'être né dans une moule...
Régionaliste toi-même !!